Voirol, Théophile

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Tavannes 1781 - Besançon 1853

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Artikel

Notice biographique

Théophile Voirol, né à Tavannes (Suisse) le 3 septembre 1781 et décédé à Besançon le 15 septembre 1853, est un général d’Empire.

Il était commis marchand à Bâle, lorsqu’il s’enrôla dans le bataillon auxiliaire du Mont-Terrible.

Voirol prit part comme sous-lieutenant à la bataille d’Austerlitz, combattit ensuite à Pultusk et en Espagne, où il fut promu chef de bataillon, et fit la campagne de 1812 en Russie. Promu colonel l’année suivante, il se distingua pendant la campagne de France, notamment à Nogent-sur-Seine et à Bar-sur-Aube 1814, et reçut de Napoléon le grade de général de brigade. Pendant les Cent-Jours, Voirol coopéra à la défense de Strasbourg.

Au début de la seconde Restauration, il tomba en disgrâce, et son grade de général de brigade lui fut enlevé ; mais on le lui rendit en 1823. La campagne de Belgique, qu’il fit en 1831 et 1832, lui valurent les épaulettes de général de division en 1833. Le 29 avril de la même année, il reçut le commandement en chef intérimaire de l’armée d’Afrique. Il conserva cette fonction jusqu’au 27 juillet 1834.

Ses 17 mois de pouvoir furent surtout militaires. Il fit occuper Bougie, Arzew et Mostaganem, et se livra à de nombreuses courses dans la Mitidja à la poursuite des Hadjouth, qu’il fut impuissant à vaincre.

On lui doit l’ouverture de la première école mutuelle à Alger le 27 mai 1833 ; l’établissement de l’hôpital du Dey et celui de l’église catholique ; l’institution d’une garde nationale à Alger ; l’organisation de la justice criminelle ; la création des centres de Kouba et Dely-Ibrahim; le dessèchement des marais de l’Harach. Mais l’œuvre capitale du général Voirol est le tracé et le commencement d’exécution des routes du Sahel et de la Mitidja.

En 1839, Louis-Philippe lui donna un siège à la Chambre des pairs et des lettres de grande naturalisation.

Quelle = http://www.biographie.net/Th%C3%A9ophile-Voirol (Okt. 2009)

Abd-El-Kader

Mustapha ben Ismael, Benaouda Mazari et Kadour ben el-Morsly, instigateurs de l'insurrection, avaient écrit aux généraux Théophile Voirol et Desmichels qu'ils s'engageaient au nom des tribus insurgées à se reconnaître sujets de la France, à renverser Abd-El-Kader et à amener la soumission des troupes de l'émir. Mais le général Desmichels, au lieu d'accepter cette proposition, prit Abd-el-Kader sous sa protection. Celui-ci, se voyant soutenu par les Français et maître de la province d'Oran, c'est-à-dire de cette immense contrée qui s'étend depuis le Chlef jusqu'à l'empire du Maroc, suivit l'exemple du pacha d'Égypte, dont il avait étudié la politique, et il se constitua le négociant de ses États. Il était défendu aux musulmans de traiter directement avec les chrétiens. Abd-El-Kader ne s'en tint pas là : il s'opposa à ce que les Français puissent visiter Tlemcen, sous prétexte que les Arabes et les juifs n'aimaient pas à voir des étrangers chez eux. Bientôt il forma le projet de s'emparer de deux provinces de l'est et du centre, et constituer un état maure sur les hauts plateaux et de laisser aux Français la côte algérienne. Il prit un moyen détourné pour arriver à son but : il écrivit que, grâce à lui, toute la province d'Oran était maintenant pacifiée, que l'est commençait à s'agiter, mais qu'il engageait les généraux français à ne point s'y rendre, qu'il se chargeait de faire rentrer lui-même les tribus insurgées dans la soumission. Mais le général Théophile Voirol refusa ces propositions.

Source = Abd-El-Kadr (oct. 2009)

Zeitgenössischer Zeitungsbericht zum Vorgehen der fanzösischen Kolonialarmee in Algerien unter Voirols Oberbefehl

zit. L'Écho de la Fabrique et de la Petite Presse Ouvrière Lyonnaise, numéro 43 du 27 oct 1833:

DERNIERS ÉVÉNEMENS D’AFRIQUE.

[3.2]Nous avons lu dans le Précurseur du 19 octobre, l’historique de la dernière expédition de notre armée d’Afrique, que les journaux en général ont répété dans les mêmes termes ou à peu près. – Nous le disons avec une entière franchise, les détails affreux de cette expédition, et le ton joyeusement barbare avec lequel la plume d’un militaire français les a retracés, nous ont pénétré d’une profonde tristesse.

« L’ordre du jour du lieutenant-général VOIROL (1)(dit le correspondant d’Afrique) vient de recevoir son exécution. Le souvenir du châtiment infligé aux barbares ne s’effacera pas de long-temps de leur mémoire. Il est écrit en lettres de feu et de sang dans toute l’étendue de la plaine de Métidja, où le drapeau du brave 67e de ligne et celui de la légion étrangère ont été déployés, précédés et suivis de la désolation, de l’incendie et de la mort.

Eh ! Nous aussi nous avons eu nos trois journées. Les 27, 28 et 29 septembre compteront dans nos fastes militaires et prouveront aux ennemis de la France qu’on ne l’insulte jamais impunément. »

Oh ! Nous sommes loin de partager l’opinion et la satisfaction du correspondant ; et s’il est dans nos fastes militaires une page que nous voudrions pouvoir arracher ! C’est sans contredit la dernière.

En vérité, nous sommes honteux que ces tristes exploits, que ce trophée, bien plus digne d’un peuple qui ne se lève que la croix d’une main et le poignard de l’autre, appartienne au PEUPLE FRANÇAIS, ce peuple, le plus civilisé du monde !!! – Continuons.

« Les tirailleurs du 67e et de la légion étrangère rivalisaient de zèle avec les chasseurs d’Afrique qui sont depuis long-temps habitués à faire trembler et fuir les bédouins.

Pendant que ceux-ci harcelaient nos derrières et nos flancs, la tête de la colonne qui opérait ses évolutions aussi lentement, aussi paisiblement que sur un champ de manœuvre ou qu’à une parade, la tête de la colonne, dis-je, brûlait tout ce qu’elle trouvait sur son passage.

Nos soldats, après avoir allumé l’incendie qui dévorait les habitations de nos ennemis, rentraient dans les rangs, chargés de poules, d’oies, de meubles et de butin. »

Maintenant, nous le demandons, où s’arrêteront les représailles de ces peuplades barbares que nous devions nous croire appelés à civiliser ; mais non à étouffer dans leurs habitations dévorées par le feu et la dévastation ? Et s’il se trouvait parmi eux un autre PAUL-LOUIS COURRIER ! que deviendrait notre petite armée tant affaiblie par cent combats partiels, et le soleil brûlant d’Afrique ?… Poursuivons encore.

« Le bataillon des Zouaves, qui est conduit par un chef aussi intrépide qu’expérimenté, est celui qui se faisait le plus remarquer par son courage dans le combat et par sa dextérité dans le pillage. Il serait difficile de comprimer leur élan dans ces circonstances, parce qu’ils sont peu accoutumés encore aux exigences de la discipline.

Au 67e, au contraire, le chef de bataillon désignait presque à tour de rôle un certain nombre d’hommes par compagnie, qui se détachait sans que la marche fût interrompue, et revenaient dans leurs rangs après avoir rempli leur mission vengeresse ; de sorte que chacun y allait à son tour, que le service n’en souffrait pas, et que le désordre se faisait avec ordre et sans confusion. »

Eh bien ! nous le demandons aussi : – Quels sont les plus barbares ! de ces hommes demi-sauvages, vivant dans une ignorance absolue et dans l’abrutissement le plus complet, qui, ignorant la science de la destruction, ne livrent jamais de combats réglés, mais attaquent leurs ennemis en détail, les frappent à l’improviste, les assassinent enfin ! ou de ceux qui, armés du flambeau de la civilisation, saccagent les villes, détruisent les récoltes, écrasent ou fusillent des femmes et des hommes dans leurs habitations, et à travers les champs, ainsi que l’on chasse les bêtes fauves ? – En [4.1]vérité nous n’osons résoudre cette question ; et pourtant les uns sont des Bédouins, les autres des Français.

Oh ! si telle est la situation de notre armée d’Afrique ; que le soin, la loi de sa conservation exige d’aussi cruelles vengeances ! il faut bien s’y résoudre ; mais nous avons peine à croire que les Arabes veuillent maintenant se soumettre à la domination française ; alors il faudra donc les exterminer jusqu’au dernier…

« Cette expédition, dit encore le correspondant, retrempera le moral de l’armée qu’une longue inaction fatiguait, et à qui cette affaire semble en promettre de nouvelles. »

Pour nous, nous avons peine à croire que le moral de notre armée ait besoin de tels stimulans : – nous croyons, au contraire, que d’aussi tristes lauriers pèsent à nos braves ; et qu’ils sont loin d’attendre, la joie dans le cœur, les nouvelles affaires qu’effectivement la dernière semble présager.

Maintenant, si on réfléchit que ces déplorables résultats sont le prix d’un coup de chasse-mouche ; – si l’on pèse le sang que la vengeance de cet affront a coûté à la nation française insultée ; – ce que cette vengeance amasse de haines contre nous, chez les peuplades algériennes ! on se demande ce que c’est que la civilisation, et si de tels fruits ne sont pas bien amers !!!!!

Note (1): 1. Le général Théophile Voirol (1781-1853), commandant de l’armée d’Afrique en 1833-1834, qui se battit notamment contre la tribu des Hadjouth dans la plaine de la Mitidja.

Source = http://echo-fabrique.ens-lsh.fr/document.php?id=3263 (oct. 2009)

Bibliografie

  • Berthoud, Dorette: "Théophile Voirol, un Jurassien au service de France, sous l’Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet", in: La Revue des Sociétés des amis de Versailles, nos 52-57, 1973-1974.
  • Dutriez, Robert: "De la grande armée à l’armée d’Afrique, un Suisse: le général Voirol, (1781-1853)", in: Revue militaire suisse,126, 1981, 4-14.
  • Ecrivains militaires de l’ancien évêché de Bâle: choix de textes et de documents. Saignelégier/Saint-Imier 1990, 56-66.
  • Esquer, Gabriel: Correspondance du général Voirol, commandant par intérim le corps d’Afrique (1833-1834), Paris 1924.
  • Kohler, Xavier, "Le général baron Voirol: notice biographique", in: Biographies jurassiennes, Porrentruy 1854.
  • Simon, Ch.: "Le général Voirol et les Cent-Jours", in: Actes de la Société jurassienne d’émulation, 1938, 55-68.
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Bibliographie Algérie

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  • BORGEAUD Paulin, Mission remplie, Paris, 1971.
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  • ESATOGLU Raymond, Charles-Henri Favrod à la rencontre de la guerre d'Algérie: un engagement personnel par rapport à l'insurrection algérienne. Un parcours de journaliste itinérant (1952-1962), une activité d'émissaire bénévole en faveur d'un règlement négocié du problème algérien, mémoire de licence, Université de Lausanne, 1991.
  • FAVARGER Alain, «La Liberté», la presse romande et la guerre d'Algérie, mémoire de licence, Université de Fribourg, 1977.
  • FEUVRIER Monique, Conflit franco-algérien: processus de paix et médiation de la Suisse, mémoire de licence, Université de Lausanne, 1975.
  • GUICHONNET Paul, «Les Valaisans et la colonisation de la Mitidja», in: Le Globe, 112, 1972, pp. 17-37.
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  • KLAUSER Ulricke, Schweizer in Algerien 1918-1954, Lizentiatsarbeit, Universität Zürich, 1992.
  • LONG Olivier, Le dossier secret des Accords d'Evian. Une mission suisse pour la paix en Algérie, Ed. 24 heures, Lausanne, 1988.
  • MAYE Eric, L'émigration valaisanne en Algérie au XIXe siècle, mémoire de licence, Université de Fribourg, 1995.
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  • POUS Jacques, Henry Dunant l'Algérien ou le mirage colonial, Genève, 1979.
  • TURPAULT Pierre, La presse genevoise devant les événements d'Afrique du Nord [1945-1956], thèse 3e cycle Grenoble, 1971.

Links

Stockmar séjourna par après à Zurich, moyen de se soustraire au gouvernement bernois qui avait décidé, le 2 avril 1840, de le poursuivre pour haute trahison et qui le sommait de se présenter devant le juge. Vu les mesures d’intimidation que le gouvernement bernois prenait dans le Jura (perquisitions, arrestations, dissolutions, interdictions), Stockmar se rendit alors en France, animé en cela par le général Théophile Voirol, son compatriote et gouverneur de l’Algérie dans les premiers temps de la conquête coloniale française. Il était depuis longtemps séduit par des idées de colonisation et avait imaginé un projet de «Colonie helvétienne» pour l’extrême est de la côte algérienne (Bône, La Calle) qui ne vit pourtant jamais le jour; il prévoyait d’y installer quelque 100 000 Suisses en l’espace de 25 ans. (A.J. STOCKMAR, in SbB IV, p. 455–558; BJ; ERARD I, p. 365 ss.) Source = http://www.bzgh.ch/1_2_98/biographiques.pdf (oct. 2009)

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