Sanierung des Doubs

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Inhaltsverzeichnis

En revitalisant quatre biefs du Doubs franco-suisse, Pro Natura veut donner une bulle d’oxygène à la reine des rivières du Jura

Le Quotidien Jurassien, Delémont CH, No. 47 jeudi, 26 février 2009, p. 2-3

Un projet franco-suisse propose de restaurer quatre biefs entre Goumois et Clairbief

Le Doubs tout entier et ses populations piscicoles pourraient en bénéficier. Les écosystèmes s’organisent selon le principe des poupées russes ou des vases communicants. Un enchaînement de petits riens peut conduire à la défaillance et à la dévastation du tout. A l’inverse, en travaillant sur des éléments de détail, on contribue à améliorer la santé de l’ensemble. Ici, le tout est le Doubs et les petits riens les ruisseaux latéraux l’alimentant. Lorsqu’il s’agit du Doubs, et d’environnement plus généralement, les points de convergence d’opinion se veulent aussi rares que l’apron dans le lit de la rivière. Pourtant, un constat semble faire mouche au sein de la majorité, des pêcheurs aux écologistes, sans oublier les instances politiques: le Doubs est malade. Les populations piscicoles, dont la truite du Doubs et sa fameuse robe zébrée, fondent comme neige au soleil.

Le trône chancelant du roi du Doubs

Les noeuds à l’origine de cette mauvaise santé se révèlent malheureusement aussi multiples que complexes à démêler. On peut citer entre autres une exploitation hydroélectrique souvent déraisonnée, des pollutions diverses dues à certaines pratiques industrielles, agricoles ou sylvicoles, ou encore de nombreuses retenues artificielles modifiant le métabolisme thermique de la rivière. Pour illustrer cette mauvaise santé générale, on met souvent en avant le cas quasi désespéré de l’apron. Le roi du Doubs est en passe de perdre sa couronne et son règne ne s’étend plus aujourd’hui qu’à la boucle suisse de la rivière et à une partie du tracé de son principal affluent, la Loue.

Trois ruisseaux sur la rive helvétique

Pro Natura et l’organisation française de la Fédération du Doubs pour la pêche et la protection des milieux aquatiques (FDPPMA) soumettent actuellement aux autorités politiques françaises et helvétiques un dossier de «revitalisation des hydrosystèmes latéraux du Doubs frontière». En d’autres termes nettement moins barbares, les deux associations présentent un projet visant à restaurer quatre biefs de la vallée du Doubs entre Goumois et Clairbief.

Les biefs de Goumois, de Vautenaivre et du Moulin­ Jeannottat, sur la rive suisse, et le bief de Fuesse, sur la rive française, sont concernés. Les intitiants entendent intervenir non seulement sur la morphologie des ruisseaux, mais aussi sur la qualité de leur eau en lançant une campagne locale d’information ciblée sur certains corps de métier.

Des efforts plus larges sont aussi envisagés en matière d’éducation sur le thème de l’alimentation en eau des populations. Enfin, l’étude menée sur les quatre biefs précités prévoit d’être élargie à tous les ruisseaux alimentant le Doubs entre le Saut-du-Doubs et Saint-Hippolyte (F). La restauration des petits affluents du Doubs peut générer plusieurs effets bénéfiques. Non seulement, un apport en eau fraîche permet une régulation du profil thermique de la rivière, mais encore les ruisseaux peuvent devenir des frayères pour la truite ou le chabot. Une étude menée en 2007 par deux étudiants de l’Université de Franche-Comté, Simon Renahy et Thomas Groubatch, a démontré que l’eau du bief de Fuesse, plus encore que celle du bief de Vautenaivre, est polluée en raison de la proximité d’activités humaines.

Phosphates, nitrates et autres réjouissances

Le ruisseau de Vautenaivre draine toutefois aussi des substances chimiques telles que phosphates, nitrates et produits phytosanitaires. L’agriculture et la sylviculture sont mises en cause par les deux biologistes pointant du doigt les produits phytosanitaires utilisés «pour assainir et protéger les cultures contre les attaques biologiques et pour protéger les grumes pour leur conservation».

Le projet de Pro Natura et de la FDPPMA prévoit aussi des interventions sur la morphologie des ruisseaux. Sur le bief de Vautenaivre, on a dénombré six barrières à la migration piscicole. Quelque 500 mètres de lit ont été fortement modifiés par l’homme, avec notamment une buse routière et un piège à gravier. Ces ouvrages requièrent des modifications pour permettre le passage du poisson.

Solliciter l’appui des fonds Interreg

Reste que ce projet prévu sur trois ans a son coût. Devisé dans un premier temps à environ 1,9 million de francs, il a déjà été revu à la hausse pour passer à quelque 2 millions de francs. Les auteurs tentent à l’heure actuelle de solliciter les fonds Interreg. Ils ont rempli l’imposant formulaire nécessaire pour accéder à ce type de financement franco-suisse.

Le dossier passe au sein des différents services administratifs.

Il y est examiné pour juger de sa conformité, ou non, aux exigences Interreg. Il a notamment déjà fallu ajouter un volet touristique, en l’occurrence basé sur la pêche, puisque l’aspect économique doit inévitablement être pris en compte pour autoriser l’ouverture des vannes financières d’Interreg.

Des petits riens aux noms évocateurs

Dans le système hydrologique génialement complexe du Doubs, les biefs peuvent certes être considérés comme des petits riens participant au tout. Considérés individuellement, ces ruisseaux forestiers prennent toutefois une autre dimension.

Les amoureux du Doubs aiment ces chutes plongeant dans le lit de la reine des rivières jurassiennes. Les botanistes admirent la flore rivulaire spécifique. Les zoologistes avancent les noms évocateurs de la salamandre tachetée, de la lamproie de Planer, du crapaud accoucheur ou encore de l’écrevisse à pattes blanches.

Corrélation entre rivières et nappes

Pour la population jurassienne dans son ensemble, le Doubs reste étroitement lié à la consommation en eau potable. Pro Natura veut le mettre en évidence par son projet, il existe une corrélation réelle entre une rivière et l’eau de consommation. Le Doubs et les nappes phréatiques sont en contact direct. Les échanges se passent certes en sous-sol, mais ils se passent bel et bien. Ainsi va l’adage: «Soigne donc ton ruisseau, dorlote ta rivière et tu te choies toi-même. »

Auteur: ARNAUD BERNARDIN

Pendant tout ce temps, l’eau et l’encre ne cessent de couler

Le projet de Pro Natura et de la Fédération du Doubs pour la pêche et la protection des milieux aquatiques passe actuellement sur les bureaux des différents services cantonaux. Cet examen s’avère obligatoire si les initiants souhaitent voir un jour leur idée se concrétiser. Du côté de Pro Natura, Lucienne Merguin-Rossé affirme qu’un avant-projet Interreg a été déposé en août 2008 déjà. «Pour qu’Interreg soit activé, il faut que l’Office de l’environnement donne son aval», explique-t-elle. De désillusion en retard et de report en nouvelles exigences, la biologiste ajoulote conclut à «une incapacité du canton à travailler avec ses partenaires».

Du rôle important de Pro Natura

Aux yeux de Laurent Schaffter, ministre de l’Environnement et de l’Equipement, «il n’existe aucune volonté politique de bloquer ce projet». «Les autorités des deux pays doivent d’abord se mettre d’accord. Nous attendons une prise de position de nos voisins français», renchérit-il.

Selon lui, la question du coût du projet en rapport avec son intérêt réel pour la région doit être posée. Peut-on parler d’un désintérêt du Département de l’environnement pour la cause verte? Laurent Schaffter s’en défend formellement et souligne «le rôle important joué par Pro Natura tout en saluant l’engagement de l’association».

Le ministre insiste aussi sur l’intérêt de défendre et de préserver les rivières du canton. «Nous sommes en discussion pour faire respecter les normes fédérales en matière de rejets intempestifs des barrages hydroélectriques», ajoute­t- il en précisant que des contacts ont été noués à ce sujet avec Moritz Leuenberger et qu’une table ronde sera mise sur pied prochainement.

Reconstituer les habitats aquatiques

Dès lors, certains s’interrogent sur la pertinence du projet de remise en marche de la centrale hydroélectrique de Bellefontaine avec un réhaussement du niveau du barrage. Ceci d’autant plus que la nouvelle loi sur la pêche, présentée tout dernièrement (voir LQJ du 24 février), parle «d’adaptation de la pratique actuelle de la pêche, basée sur la notion de gestion durable de la ressource» et a pour objectif «de conserver et si nécessaire reconstituer les habitats de la faune aquatique».

AB


Restauration des hydrosystèmes latéraux du Doubs frontière (Pro Natura)

Restauration des hydrosystèmes latéraux du Doubs frontière

Promouvoir la préservation de la ressource en eau de la vallée du Doubs


1. La Problématique:

Très actives dans leur pays respectif en matière de défense de l’environnement aquatique, la Société de pêche française du Doubs Franco-Suisse et l’Association suisse de protection de la nature Pro natura Jura ont décidé de réaliser un projet commun transfrontalier de restauration des affluents du Doubs frontière, entre le Saut du Doubs et St-Hippolyte.

En 2006 et 2007, une expertise écologique, ciblée pour des raisons d’enveloppe budgétaire sur les affluents du Doubs aux alentours immédiats de Goumois, a été initiée et financée par ces deux Sociétés, qui ont en outre bénéficié du soutien de la Fédération française de pêche du Doubs et du WWF Suisse section Jura.

Le constat réalisé est accablant: sur 15 km de ruisseau examinés, seuls 228 m peuvent être considérés comme morphologiquement fonctionnel et aucun ne présente une qualité d’eau irréprochable. Au contraire, le Bief de Fuesse notamment, contient des concentrations en toxiques synthétiques et métalliques alarmantes. Ainsi, entre Goumois et Clairbief, la pouponnière biologique du Doubs peu être considérée comme perdue, alors qu’elle est essentielle au cycle de vie de plusieurs espèces patrimoniales, dont la fameuse «Truite zébrée du Doubs» .

Afin d’améliorer la situation, un plan directeur d’intervention a été rédigé. Trois types d’actions ont été prévus: d’une part, l’origine des pollutions étant souvent la conséquence de négligence et de maladresse, une campagne locale d’information à l’aide de brochures vulgarisées, de panneaux didactiques et de rencontres formatrices au sein de différents corps de métier a été programmée. D’autre part, des projets de restauration morphologique, développés et chiffrés au stade d’avant projet sommaire, ont été établis d’une manière circonstanciée et hiérarchisée pour les quatre affluents principaux de la région de Goumois. Et finalement, au regard du degré extrême de perturbation révélée sur les 15 km de ruisseaux investigués, l’extension de la diagnose écologique à l’ensemble des affluents du Doubs frontière, du Saut du Doubs à Saint-Hippolyte, a été décidée.

Ainsi, l’association entre Pro Natura Jura et la Société du Doubs Franco-Suisse permettra d’améliorer sensiblement et par delà les frontières la qualité des hydrosystèmes latéraux du Doubs. Par voix de conséquence, la colonne vertébrale d’alimentation en eau de boisson que représente cette rivière sera durablement préservée et ses potentiels biologiques, à très haute valeur patrimoniale, sauvegardés. En d’autres termes, la restauration des hydrosystèmes latéraux du Doubs frontière s’inscrit parfaitement dans la perspective de la directive cadre européenne de 2015 et de la charte halieutique internationale récemment conclue.

2. Objectif spécifiques:

1) Promouvoir la préservation de la ressource en eau de la vallée du Doubs à travers des campagnes d’information thématique ciblées et à l’aide de brochures vulgarisées, de panneaux didactiques ainsi que de rencontres formatrices. Une collaboration étroite avec les institutions, les instances dirigeantes de chaque corps de métier et les collectifs d’aménagement foncier et d’alimentation ou d’épuration en eau sera recherchée en priorité.

2) Restaurer la qualité morphologique des quatre affluents principaux du Doubs confluant entre Goumois et Clairbief par réalisation des projets développés au stade d’avant projet sommaire. Les achats de terrain nécessaires au reméandrement de certains secteurs ainsi que le suivi d’efficacité des travaux sont inclus au présent objectif.

3) Etendre la diagnose écologique, établie aux alentours de Goumois, à l’ensemble des tributaires du Doubs frontière entre le Saut du Doubs et St-Hippolyte. La qualité de la morphologie, de l’eau et de la biocénose en place sera estimée au moyen de protocoles reconnus et reproductibles sur chaque ruisseau conformément à la démarche suivie sur les affluents de la région de Goumois.

pronatura-ju@pronatura.ch (heruntergeladen Febr. 2009)

Negative Auswirkungen des Staudamms Châtelot auf den Fischbestand im Doubs

Le Quotidien Jurassien vom 2. März 2009 meldet:

Le barrage du Châtelot montré du doigt

Michel Vermot (ancien président et président d'honneur de la Fédération cantonale des pêcheurs jurassiens, Ct. du Jura/Suisse) s’en est ensuite pris aux barrages et plus particulièrement à celui du Châtelot qui, depuis trois ans, ne produit plus que de l’énergie d’appoint.

«Ce nouveau mode de fonctionnement induit des fluctuations désastreuses des débits de la rivière et par conséquent catastrophiques pour la faune et la flore. Et aucune des rencontres promises pour discuter de ce problème n’a été organisée », déplore le président. Présent samedi à Saint-Ursanne, Laurent Schaffter, ministre de l’Environnement et de l’Equipement, a tenu à rassurer les pêcheurs: «Après de nombreuses interventions, l’Office fédéral de l’énergie a enfin accédé à nos requêtes et une discussion aura prochainement lieu. Le Gouvernement tient à faire des avances importantes contre les éclusées particulièrement dévastatrices du Châtelot sur le Doubs.» Le ministre a ensuite rendu hommage à Michel Vermot, «un président tenace et convaincant et à son engagement sans faille en faveur de la pêche et de la faune et de la flore aquatiques.»

Des prises stables dans l’Allaine et la Sorne, mais en forte baisse dans le Doubs

Exactement 6589 truites (Forellen), 864 ombres (Aeschen) et 50 brochets (Hechte) ont été tirés l’an dernier des principales rivières jurassiennes.

«On observe une stabilité des prises de truites dans l’Allaine et la Sorne, alors que l’année a été mauvaise pour le Doubs, où les prises de truites ont subi une forte baisse, notamment en raison des éclusées du barrage du Châtelot», précise Christophe Noël, inspecteur cantonal de la pêche et de la chasse.

Le nombre des permis a également chuté l’an dernier avec seulement 925 permis vendus contre plus de 2000, il y a encore seulement dix ans.

L’inspecteur explique également cette diminution par les problèmes liés au barrage du Châtelot, mais aussi par le manque d’intérêt des jeunes pour les loisirs en plein air et, bien entendu, par la diminution du nombre de prises. Environ 5000 truites ont été mises à l’eau dans l’Allaine et la Sorne lors de la dernière saison de pêche, ainsi que 11177 truitelles sauvages. Il y a vingt ans, c’étaient environ 500000 truites de mesure qui étaient déversées chaque année dans les cours d’eau du canton. «Le repeuplement massif n’est pas une solution satisfaisante, car il n’a pas permis d’empêcher la diminution des populations piscicoles, mais il est toutefois possible de faire du bon travail, s’il est raisonné, avec des souches locales», estime Christophe Noël.

Quelle: Le Quotidien Jurassien, lundi, 2 mars 2009, p.5


DOUBS FRANCO-SUISSE Pêcheurs en décrue et étude en vue

Le Quotidien Jurassien mardi 3 mars 2009

En dix ans, la Franco­Suisse, la société qui gère la pêche sur le Doubs mitoyen, a perdu près de la moitié de ses membres.
Un rapport scientifique en fin d’année devrait déboucher sur une série de mesures à prendre.

Entre Biaufond et Claibief, le Doubs est français sur 25 kilomètres. Et c’est la société de pêche la Franco-Suisse, regroupant les compagnons de Saint-Pierre de part et d’autre de la rivière, qui gère ce secteur.

Le comité de 15 membres, emmené par Christian Triboulet, comprend quatre Suisses: Eric Wenger, Frédéric Rast, Frédéric Büchler et Pierre- Alain Thiévent.

Moins de pêcheurs

L’an passé, la Franco-Suisse a vendu 600 cartes annuelles, 250 permis de vacances (entre une semaine et quinze jours) et un millier de cartes journalières. «Il y a dix ans, nous vendions 1200 cartes annuelles» commente le président. «Les jeunes ont d’autres activités, il y a une baisse des prises, une détérioration des milieux aquatiques et une plus grande mobilité des pêcheurs» note-t­il.

La Franco-Suisse a renoncé à l’alevinage. «Les truites possession prouvent que c’est la bonne taille» ponctue Christian d’élevage étaient piégées en quelques jours. On privilégie la reproduction naturelle et la préservation de la truite du Doubs. Plus sauvage, elle est plus difficile à ferrer» relève le président. La taille de la prise a été maintenue à 35 centimètres pour lui donner le temps de se reproduire. «Les éléments scientifiques en notre Triboulet.

Pas de PCB à Biaufond

Ce qui préoccupe bien sûr le comité de la Franco-Suisse, c’est l’état de santé du Doubs qui en a pris un sacré coup ces dernières années. Une étude menée par le Jura a démontré par contre qu’il n’y avait pas de PCB dans le lac de Biaufond. Mais chaque orage provoque un débordement de la step de La Chaux-de-Fonds avec les conséquences que l’on devine. Quant aux éclusiers (Châtelot et Refrain), les lâchers intempestifs sont montrés du doigt. D’autre part, des études ont été menées pour connaître les effets des restitutions d’eau sur la faune et la flore. En effet, on est passé de 250 litres/ seconde à 2m3/seconde à fin 2005.

Quatre biefs concernés

Des études sont menées actuellement pour les comparer à celles faites avant 2005. Un rapport scientifique d’experts devrait arriver à chef cette fin d’année. Il s’agira alors de se pencher sur les mesures et autres aménagements à faire pour améliorer la qualité du Doubs. Le comité de la Franco-Suisse en partenariat avec Pro Natura Jura n’a pas attendu ce rapport pour prendre le taureau par les cornes. En effet, des actions ponctuelles seront menées dans quatre biefs du bord de la rivière pour en améliorer la qualité de l’eau. Sont concernés par ce projet le bief de Fuesse (près de Clairbief), le bief de Goumois et de Vautenaivre ainsi que celui du Moulin Jeannotat. Un emplâtre sur une jambe de bois?

MICHEL GOGNIAT

Un statut très particulier

Le Doubs de Biaufond à Clairbief

Entre les bornes 604 et 606, soit sur les 25 kilomètres menant de Biaufond à Clairbief, le Doubs a un statut très particulier. Celui- ci résulte d’un accord conclu en 1780 entre Louis XVI et le Prince-Evêque de Bâle Frédéric de Wangen. Au terme de cet accord, le Doubs est entièrement français, c’est la rive droite qui sert de frontière avec la Suisse. Il en résulte un double problème. En France, la rivière. est domaniale. Ce sont les riverains qui possèdent les terres proches de la rivière et qui peuvent négocier les droits de pêche. En Suisse, c’est l’Etat qui gère ces droits.

Il se pose ensuite la question de la réglementation. Si la France pouvait légiférer sur la pêche dans le Doubs, l’administration suisse ne pouvait contrôler la pêche dans les eaux appartenant à son voisin. Que faire d’un braconnier pêchant, les pieds plantés sur la rive suisse? En 1969, les pêcheurs jurassiens, qui devaient payer deux permis (français et suisse) se sont révoltés. La Berne de l’époque leur a accordé le droit de pêcher à la combe Chabroyat sans permis français. Cela concernait 60 pêcheurs. Grave tension et même coup de feu entre voisins. Puis ce sont les propriétaires riverains suisses qui ont réclamé des indemnités de pêche, comme leurs voisins français. C’est la Franco-Suisse qui a dû aplanir tous ces problèmes.

MGO


Quelle: Le Quotidien Jurassien, mardi 3 mars 2009, p. 9

Zusatzinformationen

siehe Doubs

WWW-Links:

Le barrage du Châtelot [1]

Funiculaire du Châtelot [2]

PAD Plan assainissement du Doubs Châtelot pdf [3]

pdf Sanierung Doubs Staudamm und Fische goodie [4]

Goumois F, la pêche [5]

Pêche Goumois F [6]

Gefährdete und seltene Tiere

Salamandra salamandra = salamandre tachetée Wikipedia franz. [7] und deutsch [8]

Lampetra Planeri = lamproie de Planer Wikipedia franz. [9] und deutsch [10]

Alytes obstetricans = crapaud accoucheur Wikipedia franz. [11] und deutsch [12]

Austropotamobius pallipes = écrevisse à pattes blanches Wikipedia franz. [13] und deutsch [14]

Zingel asper = apron Wikipedia franz. [15] und deutsch [16] und Fishbase: [17]

Die Doubs-Forelle (truite du Doubs) mit vertikalen "Zebrastreifen" ist eine lokale Varietät der Bachforelle (Salmo trutta fario). Andere klassifizieren die Doubs-Forelle als eigene Art = Salmo rhodanensis Doubs. Zu diesem Thema gibt es spezielle Fachliteratur.


Salmo trutta fario = truite Wikipedia dt. [18] franz. [19]

Pro Natura

Projet: Parc naturel régional du Doubs

vgl. die Seite Parc naturel régional du Doubs

Wort bief

Art. Wikipedia bief franz. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bief

Karten

Goumois (village franco-suisse)

Karte Goumois (der Grenzort hat einen schweizerischen und einen französischen Teil, getrennt durch die Brücke über den Doubs)

Clairbief / Gemeinde Soubey Ct. du Jura

Karte Clairbief (Ortsteil der Gemeinde Soubey, an der schweiz.-französischen Grenze am Doubs)

Fotoserien Doubs


N.B.: Fotoserien (wie alle externen WWW-Links) in neuem Fenster oder neuem Tab des Browsers öffnen:
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Fotoserie/Slideshow kick7in auf flickr: Wanderung 2004 Les Brenets NE-Saut du Doubs-Lac de Moron- Staudamm Châtelot und Restaurant Châtelot am Doubs (vgl. obige Artikel über negative Auswirkungen auf Fischfang) - Les Planchettes NE- La Chaux-de-Fonds NE [20]

Fotoserie/Slideshow kick7in auf flickr: Wanderung Postauto Saignelégier-Goumois am Doubs (CH/F)- mit Wanderung flussaufwärts auf der französischen Seite des Doubs von Goumois aus [21]

Fotoserie/Slideshow kick7in auf flickr: Wanderung Le Noirmont JU/Suisse-Waldreservat Le Theusseret-Früherer Stau Le Theusseret am Doubs, jetzt Unterkunft Eauvive für Ferien am Doubs-Entlang dem Doubs nach Goumois-Les Pommerats JU-Saignelégier JU [22]

Fotoserie/Slideshow kick7in auf flickr: Soubey am Doubs, wähle Slideshow [23]

siehe auch:

vgl. Portal Umwelt und Naturschutz

Persönliche Werkzeuge