Sanierung Chemiemülldeponie Bonfol JU /Suisse

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BONFOL Visites guidées sur le chantier du siècle

LQJ mercredi 4 mars 2009

Depuis trois mois, des visites sont organisées par la bci Betriebs-AG sur le site de la décharge industrielle de Bonfol.
Tous les premiers lundis du mois, les curieux peuvent se faire une idée plus précise de ce chantier titanesque.
Il en coûtera quelque 350 millions de francs pour cet assainissement qui devrait se terminer en 2015.

«Il y avait de l’eau verte, jaune, des bulles, parfois de la mousse qui descendait dans le petit ruisseau qui traverse le patelin de Pfetterhouse», se remémore un visiteur français, en parlant des années 60 ou 70. «Ça avait ameuté la population... Mais en voyant les travaux aujourd’hui, je reprends confiance.» Dans l’ancienne glaisière de Bonfol, une quinzaine de visiteurs, jeunes, vieux, certains entre amis ou en famille, ont chaussé leurs bottes pour participer à cette visite de près de deux heures, dirigée exeptionnellement par Rémi Luttenbacher, chimiste et responsable de projet global, qui remplace le directeur du chantier Alain Lachat.

Presque autant de Français que de Jurassiens sont présents, pour la plupart habitant les communes avoisinantes. Ils sont intéressés par la construction en général, curieux, ou amoureux de la nature et du grand air. «On vient assez souvent se promener dans les alentours et jeter un coup d’oeil. Aujourd’hui, c’était l’occasion de pénétrer sur le site et de voir tout ça de près», explique une jeune femme, venue avec son petit garçon. «J’ai reçu de la documentation concernant ces visites dans ma boîte aux lettres, et je voulais en profiter pour me rendre compte moi-même de l’étendue du désastre», dira un autre, qui attend que l’assainissement commence.

1500 tonnes d’acier pour soutenir la halle

Rémi Luttenbacher donne des explications techniques sur le chantier et répond aux questions. Actuellement, trois des neuf arcs d’acier de 150 mètres de portée et de 40 mètres de haut sont déjà dressés. Dans environ six semaines, les derniers seront installés. Impressionnants, pesant au total 1500 tonnes, ils soutiendront en partie le futur «couvercle» mobile de la halle d’excavation, une zone fermée qui sera en permanence sous dépression. Des grappins circulant sur des ponts roulants, et parfois des pelles mécaniques à cabines étanches et pressurisées seront utilisés pour l’excavation des déchets, afin de protéger les ouvriers et l’atmosphère. Soixante à septante personnes travaillent actuellement sur le site. Lors de l’excavation et de la préparation des déchets, ils seront une vingtaine. Cette phase devrait démarrer en 2010.

Un important volume d’eau contaminée

Le responsable de projet explique aux visiteurs le soin apporté au traitement des eaux contaminées qui seront produites durant l’assainissement, dans la STEP existante, et des lixiviats (les «jus»), provenant de la décharge elle­même. Ceux-ci seront conduits à Bâle dans une STEP industrielle. On estime à 2000 m3 le volume de ces jus dans la cuvette de décharge. «Il s’agit d’un des problèmes majeurs que nous avons à résoudre par l’assainissement », indique le responsable, tout en soulignant l’étanchéité remarquable de l’argile de Bonfol. A tel point que les responsables de la chimie avaient choisi ce site. «A l’époque, nous étions convaincus que le stockage dans ce sol étanche était la meilleure solution. Mais les techniques ont évolué depuis, et nous sommes toujours plus malins après», indique le responsable du chantier. Les visites guidées organisées par la chimie bâloise ont lieu tous les premiers lundis du mois ou peuvent être organisées sur demandes particulières. Renseignements et inscriptions obligatoires au secrétariat communal de Bonfol au 032 474 44 47. Un point de vue sur la décharge est accessible en tous temps aux promeneurs.

DIMITRI DE GRAAFF

Structure d’accueil des visiteurs pour la phase d’excavation

Un pavillon en construction

Anne-Frédérique Wagner, directrice adjointe et responsable de la communication de la bci Betriebs-AG, estime que les visites guidées sont appréciées du public. Un pavillon d’information est actuellement en construction. Lorsque le «couvercle» de la décharge sera ouvert, probablement au début 2010, il permettra aux visiteurs de se renseigner sans risque, par le biais de vidéos par exemple, sur l’avancement des travaux. «Nous ne savons pas encore exactement comment nous allons organiser les visites à ce moment-là, mais il sera bien entendu impossible d’entrer dans la halle d’excavation, pour des raisons de sécurité ». DDG


Quelle: Le Quotidien Jurassien mercredi 4 mars 2009, p. 8

BONFOL: Les travaux s’intensifient sur la décharge

Le Quotidien Jurassien, vendredi 17 avril 2009, p. 7:

(Photo: Les arcs soutiennent le toit en construction de la halle d’excavation. Montés sur rails, ils seront déplacés après la première étape d’assainissement, le long du mur, vers la gauche, pour la deuxième étape.)

Sur la décharge industrielle de Bonfol, les neuf arcs qui soutiendront la halle d’excavation sont maintenant posés.
Avec le toit à venir, c’est une structure de 2600 tonnes d’acier qui se déplacera sur la surface d’assainissement.
Les travaux d’excavation devraient débuter au printemps 2010.

Le chantier est impressionnant. L’énorme grue en a terminé avec les neuf arcs de 150 mètres de portée et de 40 mètres de hauteur. L’élément majeur du chantier d’assainissement de la décharge de Bonfol est désormais construit.

Les prochaines étapes se succéderont à grande vitesse pour permettre le début de l’excavation des déchets de la chimie bâloise au printemps 2010. Actuellement, les voies du chemin de fer sont en cours de pose, les différents sas, la halle de préparation des déchets sont sortis de terre, les travaux de superstructure commenceront en juillet et un pavillon d’information interactif verra bientôt le jour.

C’est aux environs de mars 2010 que l’on pourra attaquer le couvercle de la décharge. Celui-ci sera excavé par des grappins commandés à distance, sous un toit hermétique et dans une atmosphère en dépression, ceci afin d’éviter toute émanation toxique dans l’atmosphère.

Les déchets seront excavés de la même manière. Ils seront conduits par de petits wagonnets et déversés dans des sas de tri et de préparation. Là, des pelles mécaniques, également en dépression, chargeront les tonneaux et matériaux d’excavation dans des conteneurs étanches, après stabilisation (avec de la chaux ou de la sciure, par exemple). Ces conteneurs seront ensuite lavés, puis entreposés sur place avant d’être installés sur des wagons. Du site de la décharge, ils s’en iront par convois ferroviaires jusqu’en Allemagne pour y être incinérés.

Selon les responsables de la chimie bâloise (bci), qui ont présenté hier l’avancement des travaux, les délais sont respectés et peu de problèmes ont été rencontrés à ce stade.

Des inquiétudes et des critiques basées sur un rapport d’une entreprise active dans le domaine de l’environnement ont été manifestées par le Collectif Bonfol, notamment au sujet des valeurs de certains composants chimiques relevées dans les eaux, à la sortie de la station d’épuration. JeanPierre Meusy, de l’Office de l’environnement cantonal s’est montré rassurant. «Mises dans leurs contextes, les teneurs révélées demeurent très faibles». Il a souligné qu’une station d’épuration «n’est jamais en mesure de retenir la totalité des substances présentes dans les eaux à traiter».

Toutefois, le responsable cantonal a indiqué qu’une attention particulière était actuellement portée sur un piézomètre qui a montré une augmentation du taux d’un solvant chloré. Des analyses sont en cours.

De nombreux tests sont effectués par la chimie bâloise et validés par les autorités cantonales. Ces dernières effectuent également régulièrement, en parallèle, d’autres investigations. Au total 67 points de contrôles sont analysés.

DIMITRI DE GRAAFF

Source/Quelle: Le Quotidien Jurassien, vendredi 17 avril 2009, p. 7

Links Bonfol

  • bci Betriebs-AG (für Sanierung zuständig) franz./deutsch [1]
  • Sanierung Chemiemülldeponie (Greenpeace) franz./deutsch [2]
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