Pâturage boisé

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PAYSAGE JURASSIEN: Un concours pour désigner le pâturage boisé «modèle» dans le Jura bernois

Le Quotidien Jurassien, vendredi 17 avril 2009, p. 13


(Foto) Henri Spychiger, président de la Commission des pâturages boisés du Jura bernois.

Elément identitaire du paysage jurassien, le pâturage boisé est menacé.
Pour contribuer à sa préservation, la Commission des pâturages boisés du Jura bernois lance un concours.
Il a pour but de désigner le pâturage boisé «modèle».

Unité paysagère incluant des herbages pâturés (domaine de l’agriculture) et des peuplements boisés (sylviculture), le pâturage boisé constitue une carte de visite pour l’Arc jurassien. Il diffère des autres surfaces agricoles parce qu’il est ouvert au public. Dans le Jura bernois, il occupe environ 17 000 hectares, soit les 31% de la superficie.

Un milieu en danger

Cette image emblématique de la région jurassienne résulte d’une gestion pluridisciplinaire avec des intérêts économiques, écologiques, sociaux, paysagers et touristiques. Bien que chacun s’accorde à en reconnaître les valeurs sociales, patrimoniales, culturelles, paysagères et identitaires, le pâturage boisé est menacé. Pour plusieurs raisons.

Sans une gestion et un entretien régulier, cet écosystème semi-naturel disparaît. Alors qu’une forêt non entretenue reste une forêt, un pâturage boisé sans entretien se couvre de broussailles et retourne peu à peu au stade de la forêt. Or, cet entretien exige de grands moyens en temps, en personnel et en argent.

Dans le passé, l’exploitation du pâturage boisé était rentable. Aujourd’hui, les pressions économiques exercées sur l’agriculture et la sylviculture, combinées avec l’évolution du coût de la vie et de la maind’œuvre, rendent la gestion de ces surfaces très difficile.

Il est évident qu’on ne peut forcer un propriétaire ou un exploitant à gérer ses terres à perte. Par souci de rendement, ou parce qu’ils ne sont pas convaincus de l’importance de ce genre de milieu, certains voudront augmenter leur surface d’herbage en supprimant les arbres. D’autres préféreront laisser la forêt en prendre possession plutôt que de consacrer des sommes et des efforts importants à l’entretien. Au cours des trente dernières années, la superficie couverte par le pâturage boisé n’a cessé de diminuer. Dans le même temps, la biodiversité a subi un fort recul qualitatif.

Politiques divergentes

En outre, les politiques sectorielles fédérales et cantonales (agriculture, forêt, protection de la nature...) ne sont pas toujours convergentes. Chacun veut ainsi tirer la couverture de son côté.

Mais de nombreuses voix s’élèvent pour sauvegarder ce patrimoine. C’est le cas notamment de la Commission des pâturages boisés du Jura bernois (CPBJB). «Même si sur le plan économique les temps sont durs, nous cherchons par tous les moyens à sauvegarder ce patrimoine en proposant une gestion intégrée et adaptée aux moyens d’aujourd’hui. Identifier et sauvegarder des valeurs naturelles rares signifie aussi oser réclamer des aides financières», déclare Gérald Montandon, ingénieur forestier et secrétaire de la commission.

C’est aussi parce qu’elle veut sensibiliser tous les acteurs (exploitants, autorités, population) que la CPBJB a décidé de lancer son concours du pâturage boisé modèle du Jura bernois.

DOMINIQUE BERNARDIN

Les modalités du concours

Le concours est ouvert gratuitement à tous les exploitants de pâturage boisé d’un seul tenant (de plus de 10 hectares) du Jura bernois. L’inscription sur un formulaire ad hoc est possible jusqu’au 11 mai à la Division forestière 8, 271o Tavannes.

Un jury déterminera le pâturage boisé de l’année selon vingt critères. Il est composé de Julien Berberat (Courtemelon) pour l’agriculture, Stéphane Jeanrichard (Cortaillod ) pour la sylviculture, Michel Gigon (Reconvilier) pour la protection de la nature, et Marc-André Sprunger (Reconvilier) pour la détente et les loisirs.

Le concours devrait avoir lieu chaque année et pourrait s’étendre dans un proche avenir à tout l’Arc jurassien.

DO

Quelle/source: Le Quotidien Jurassien, vendredi 17 avril 2009, p. 13

PÂTURAGES BOISÉS: Quel sera le pâturage boisé modèle du Jura bernois?

17.04.09 L'Express/L'Impartial

Pâturages boisés: Ils ont une grande valeur en matière de biodiversité et jouent un rôle important pour l’agriculture et le tourisme.

«Le pâturage boisé est la carte de visite du Jura bernois. C'est en quelque sorte notre Cervin», a déclaré Gérald Montandon, le secrétaire de la Commission des pâturages boisés du Jura bernois (CPBJB), à l'occasion du lancement de la première édition du concours «Le pâturage boisé modèle du Jura bernois 2009». Un concours qui est ouvert à tous les exploitants de pâturages boisés d'une surface supérieure à 10 hectares situés sur le territoire du Jura bernois. Mais il n'est pas exclu qu'à l'avenir, cette compétition s'ouvre aux cantons du Jura et de Neuchâtel.

D'ici à cet automne, un jury de quatre membres déterminera donc le pâturage «modèle» selon des critères agricoles, sylvicoles, environnementaux et touristiques. Il s'agira de savoir lequel offre la meilleure biodiversité, la meilleure qualité des bois, le plus haut potentiel fourrager ou encore le balisage le plus approprié pour le public. L'exploitant vainqueur recevra un chèque d'au moins 1500 francs (cela dépendra des sponsors), un prix qualifié de symbolique par les organisateurs.

Car le but d'un tel concours est surtout de sensibiliser les utilisateurs de pâturages boisés et les milieux concernés - notamment politiques - au fait que, sans une gestion et un entretien régulier, ces écosystèmes semi-naturels, qui occupent près du tiers du territoire du Jura bernois - 17000 hectares - disparaîtront petit à petit, donc retourneront progressivement au stade de la forêt. «La main-d'œuvre bon marché étant de plus en plus rare, les travaux d'entretien ne sont plus effectués correctement», a déploré Gérald Montandon. Et d'ajouter que «si, auparavant, l'exploitation du pâturage boisé était économiquement rentable, les pressions économiques exercées ces dernières années sur l'agriculture et la sylviculture combinées à l'évolution du coût de la main-d'œuvre et du coût de la vie rendent la gestion de ces pâturages économiquement très difficile».

Alors pourquoi vouloir absolument les sauvegarder? Parce qu'ils ont une grande valeur en matière de biodiversité et qu'ils jouent un rôle important pour l'agriculture et le tourisme. «Beaucoup de Suisses alémaniques, en particulier, sont très attirés par ces paysages typiques du Jura et du Jura bernois», a fait remarquer Marc-André Sprunger, l'un des responsables des Chemins pédestres bernois.

De quoi motiver, peut-être, les exploitants de pâturages boisés, qui ont jusqu'au 11 mai pour s'inscrire au concours. /gbu

Source/Quelle: 17.04.09 L'Express/L'Impartial

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