Krawalle in Moutier und Tavannes

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Zitate

"So war denn auf Grund des Plebiszitverfahrens die säkulare konfessionelle Scheidelinie zwischen Nord- und Südjura zur neuen Kantonsgrenze geworden. Naturgemäss fiel es der Sammlungsbewegung (sc. RJ) schwer, sich mit der bitteren Niederlage abzufinden. An den vorgespiegelten Träumen festhaltend und durch Zuzug aus dem Nordjura verstärkt, schritten die Vorkämpfer einer "Unité Jurassienne" (UJ) von neuem zur gewaltsamen Konfrontation. Die antiseparatistischen Sangliers waren zu ebenso hartem Schlagabtausch bereit. Die böse Spannung entlud sich in Krawallen, die in Tavannes (16.5.1975) und dreimal in Moutier/Münster (24.4.1975, 7.9.1975, 25.5.1976) grossen Sachschaden anrichteten. Vor dem kommunalen Plebiszit am 7. September sah sich die seit 1970 separatistisch unterwanderte Stadt Moutier/Münster eine ganze Woche lang von den Sturmtrupps der Béliers besetzt. Gerade deshalb entschieden sich die drangsalierten Stadtbürger mit unerwartet deutlichem Mehr (2540:2151, d.h. 54:46%) zugunsten Berns. Die daraufhin arg randalierenden Eindringlinge aus dem Norden mussten von der Kantonspolizei in stundenlangem Kampf niedergeworfen und verjagt werden."
zit. Gasser 1977:45

"Ainsi, en vertu du processus plébiscitaire, la séculaire ligne de partage des confessions entre le Jura nord et le Jura sud est devenue une nouvelle frontière cantonale. Le Rassemblement eut naturellement de la peine à s'accomoder de cette défaite amère. Se cramponnant à des rêves miroitants et affermis par des renforts venus du Jura nord, les tenants du mouvement "Unité jurassienne" (UJ) passèrent à nouveau à la confrontation violente. De leur côté, les Sangliers antiséparatistes étaient prêts à rendre coup pour coup. Cette tension pénible se déchargea dans des échauffourées qui ont causé d'importants dégâts matériels: à Tavannes le 16 mai 1975 et, par trois fois, à Moutier (24.4.1975 - 7.9.1975 - 25.5.1976). Avant le plébiscite communal du 7 septembre, la ville de Moutier, dans laquelle les séparatistes s'infiltraient depuis 1970, s'est vue occupée pendant toute une semaine par les troupes des Béliers. Ceci eut précisément pour effet que ses citoyens, qui auraient dû être intimidés, se prononcèrent en faveur de Berne à une majorité plus forte que prévue (2540 contre 2151, c'est-à-dire 54% contre 46%). Là-dessus, des émeutiers venus du nord durent être pourchassés pendant plusiers heures par la police cantonale avant d'être repoussés."
zit. Gasser 1978:71

"Bien que l'année 1974 fût d'une importance cruciale pour le destin du Jura, l'effervescence sociale y était restée singulièrement limitée: à l'exception du tragique incident du 22 juin, qui avait coûté la vie à un jeune militant du Groupe Bélier, et d'une échauffourée le 3 novembre à Moutier, on ne compte pratiquement pas d'actes de violence en cette année pourtant riche en événements. Il en fut tout autrement en 1975, année au cours de laquelle sera consommée la division du Jura: dès le mois de janvier, on assiste à une campagne plébiscitaire d'une rare intensité. La répression qui, dès l'automne 1974, frappait les militants et sympathisants du mouvement autonomiste dans la partie méridionale du Jura n'était pas près d'apaiser les passions, d'autant plus que les confrontations avaient lieu dans un climat de forte récession économique. Dès le mois de janvier 1975, de nombreux actes d'agression seront perpéptrés contre les autonomistes du Jura-Sud, sans que ceux-ci ne se laissent entraîner par la provocation."
zit. Ganguillet 1998:180.

"A Moutier, l'annonce de la victoire antiséparatiste (sc. plébiscite du 16 mars 1975) incita de jeunes autonomistes à manifester leur déception dans les rues de la capitale prévôtoise. Fort de sa légitimation plébiscitaire et fermement déterminé à ne plus tolérer, sous quelque forme que ce soit, l'agitation de la minorité autonomiste, le pouvoir bernois faisait intervenir pour la première fois ses forces spéciales d'intervention, les grenadiers de police. Dès lors, on allait assister à un rapide engrenage de la violence collective: au lendemain du second plébiscite, le bureau de la police de la capitale prévôtoise était incendié. En avril, une échauffourée éclatait à Tavannes entre autonomistes et antiséparatistes. A la même époque, la destruction d'un mât portant le drapeau bernois allait provoquer une manifestation antiséparatiste accompagnée de barrages routiers. Une contre-manifestation organisée le 24 avril à Moutier fut sévèrement réprimée par les grenadiers. En mai, Tavannes connaîtra de violents affrontements opposant des militants Béliers et Sangliers, et en début juillet, Moutier sera le théâtre d'une échauffourée entre séparatistes et antiséparatistes. Cette explosion de violence collective est incontestablement le produit d'une situation bloquée et de positions incompatibles."
zit. Ganguillet 1998:181-182.

Bibliografie

  • Ganguillet 1998: Ganguillet, Gilbert: Le conflit jurassien. Genèse et trajectoire d'un conflit ethno-régional. Zürich: Bokos Druck 1998 (= Thèse Univ. de Zurich, Faculté des Lettres).
  • Gasser 1977: Gasser, Adolf: Der Jura und der Kanton Bern. Laufen: Buchdruckerei Volksfreund 1977.
  • Gasser 1978: Gasser, Adolf: Berne et le Jura (1815-1965). Version française revue par l'auteur. Bern: Impr. Fédérative SA 1978.

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