Abstimmung zur Jurafrage vom 24. Nov. 2013 (Abstimmungskampagne)

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Meinungen zur kommenden Abstimmung vom 24. Nov. 2013

  • Les Jeunes UDC du Jura et l’avenir institutionnel de la région

JÉRÉMIE LOBSIGER, président des Jeunes UDC Jura

Le comité des Jeunes UDC de la République et Canton du Jura salue les décisions prises par les parlements bernois et jurassien concernant l’avenir institutionnel des deux Juras. Le temps est venu de mettre aux oubliettes les querelles du passé qui n’intéressent pas la jeunesse d’aujourd’hui. Les Jeunes UDC souhaitent que les populations du Jura et du Jura bernois saisissent la chance qui leur est donnée de construire un projet d’avenir pour la jeunesse des deux régions et aussi de vivre une expérience extraordinaire et unique. A celles et ceux qui n’aiment pas le changement ou qui ont peur de l’inconnu, nous disons que dans la société d’aujourd’hui, il n’y a pas d’alternative, soit on avance, soit on se fige dans le statu quo et on disparaît au fil du temps. Alors, franchissons au moins la première étape, celle de la votation de novembre 2013. Celle qui ouvre seulement la voie à la construction d’un projet commun et de façon totalement paritaire. Car cet automne, ce n’est pas «oui» à un nouveau canton, mais c’est uniquement «oui» à l’ouverture des travaux devant déboucher sur la constitution d’un projet de nouveau canton au sein de la Romandie. C’est alors ensuite que les populations concernées seront invitées aux urnes afin de dire «oui» ou «non» à la naissance d’un nouvel Etat, qui devra encore avoir l’aval du peuple suisse pour entrer pleinement dans la Confédération. Que de chemin encore à parcourir! Et si en cours de route nous devions y voir que des désavantages, pour les uns et les autres, alors il serait encore temps d’y renoncer. Mais aujourd’hui, c’est pour cet exercice exaltant que le comité des Jeunes UDC, à l’unanimité, s’engage. Pour l’avenir de cette région francophone et sa jeunesse. Pour ces jeunes qui ne sont pas concernés par la Question jurassienne et qui veulent simplement saisir la chance qui leur est donnée de construire quelque chose de nouveau, pour leur génération et celles qui vont suivre. Quelque chose si possible de meilleur pour l’avenir. Et si malheureusement il devait y avoir échec, d’un côté ou de l’autre de la Roche-Saint-Jean, en automne prochain, nous sommes d’avis qu’il faut appliquer la «Déclaration d’intention» du 20 février 2012 dans son intégralité et permettre à ceux qui veulent aller de l’avant de décider de leur destin. Le comité des Jeunes UDC Jura encourage donc les membres de sa section, ses sympathisants et la jeunesse du Jura et du Jura bernois à s’enthousiasmer pour ce projet d’avenir commun.

Source: Le Quotidien Jurassien 7 fév. 2013, p. 2

  • Pour un Jura bernois uni, fort et solidaire

PARTI SOCIALISTE DU JURA BERNOIS

Lors de son récent congrès qui s’est tenu à Tavannes, le Parti socialiste du Jura bernois est revenu sur les récents développements intervenus au Grand Conseil du canton de Berne quant à l’avenir institutionnel de notre région. Le Jura bernois votera donc une nouvelle fois sur son appartenance cantonale le 24 novembre prochain. Le PS Jura bernois comprend les craintes qui s’expriment dans la population à cette perspective. Il condamne d’ailleurs les dérapages verbaux de quelques politiciens dont la Question jurassienne constitue l’essentiel du fonds de commerce, ou la récupération populiste des mesures d’économie consécutives à la politique fiscale aberrante voulue par la majorité bourgeoise du parlement. La raison l’a finalement emporté. Le PS Jura bernois veut croire que l’on pourra ainsi clore au plus vite un chapitre sombre de l’histoire de nos districts, afin que le Jura bernois puisse enfin se consacrer pleinement et sans arrièrepensée aux vrais défis qui sont les siens. Au contraire, un blocage du processus eut sans nul doute entraîné un pourrissement de la situation néfaste au développement économique et social de nos vallées. Même si la Question jurassienne n’enthousiasme presque personne, même si la solution communaliste constitue un anachronisme, un troisième plébiscite est sans doute la moins mauvaise solution pour parvenir à la résolution définitive d’un conflit d’un autre âge. Confiant dans la sagesse des citoyennes et des citoyens, le PS Jura bernois continuera à s’engager en faveur d’un Jura bernois uni, fort et solidaire au sein d’un canton de Berne riche de sa diversité.

Source: Le Quotidien Jurassien 7 fév. 2013, p. 2

  • De bonnes nouvelles pour l’avenir de notre région

MOUVEMENT LIBÉRAL JURASSIEN

La semaine dernière a été riche en décisions et nous ne pouvons que nous en réjouir. Le Grand Conseil a refusé la confrontation en s’engageant intelligemment dans la voie de la sagesse et de la démocratie et en permettant l’ouverture d’un processus de dialogue serein et lucide. C’est une chance et un beau message adressé à tous les Jurassiens qui, ensemble, pourront définir leur avenir commun. A nous, maintenant, de profiter de cette opportunité et d’en montrer les véritables enjeux. Le Mouvement libéral jurassien (MLJ) fera entendre sa voix aux côtés des partis frères, le PDC et le PSA, en rappelant que l’intérêt économique, social et culturel du Jura-Sud se situe dans un canton du Jura recomposé, où les perspectives d’une croissance harmonieuse lui seront ouvertes. L’économie régionale ne peut que pâtir du manque d’appui politique. La population jurassienne est consciente que le fait de doter notre région d’une souveraineté cantonale aura pour effet de défendre correctement ses intérêts fondamentaux. C’est dans la mise en valeur des atouts que les Jurassiens du Nord et du Sud partagent, qu’ils trouveront le chemin de leur unité. Avec des voies de communications directes, rapides et fiables, une promotion économique forte et soutenue par l’ensemble de la classe politique cantonale et fédérale, notre contrée pourra prospérer et se développer comme elle y a droit. Pour l’instant, nous ne disposons d’aucun levier pour représenter le Jura-Sud auprès de la Berne fédérale. La souveraineté cantonale génère des retombées concrètes et mesurables dont la population profite quotidiennement. Le statut de canton nous offre la possibilité d’exercer un pouvoir dont nous avons un urgent besoin et de faire valoir nos revendications auprès de la Confédération. L’accession à un nouvel espace de vie romand ancré dans l’Arc jurassien, dont les contours seront définis par une assemblée constituante paritaire, nous garantira la maîtrise de notre destin.

Source: Le Quotidien Jurassien 7 fév. 2013, p. 2


  • Sortons des invectives stériles

FRÉDÉRIC CHARPIÉ, Les Reussilles

J’ai lu la critique de Force démocratique sur le vote des députés jurassiens, la totalité des parlementaires ayant décidé de tendre la main au Jura bernois. FD y décrit un pauvre Jura, mais je l’assure que les Jurassiens bernois savent différencier le Jura et Tchernobyl. Quel dommage de transformer cette ouverture en simple calcul malsain et intéressé. Les exagérations et les procès d’intention ne servent plus à rien, car les tensions d’il y a 40 ans ont fait place à l’amitié et à la collaboration, dont FD ne nie d’ailleurs pas la réalité. Je crois aussi comme elle que le Jura a intérêt à s’agrandir, comme je sais que le Jura bernois n’a pas intérêt à rester bernois, ce qui motive mon engagement. Ce choix est respectable, comme celui de Force démocratique d’ailleurs, donc sortons des invectives stériles. M. Jean-Pierre Graber, co-président de «Notre Jura bernois», a avoué le faible intérêt des Alémaniques pour le Jura bernois, et moi je préfère l’intérêt des Jurassiens au désintérêt alémanique, voilà. Je connais bien Force démocratique, car feu mon papa a joué pratiquement toute sa vie dans sa fanfare, et je dois dire qu’en y pensant j’ai non seulement une pensée émue pour lui, mais aussi que je suis très fier de cet homme, car la musique adouci les mœurs. J’ai aussi vu mon papa très touché par les contacts qu’il pouvait avoir avec ses amis musiciens jurassiens dans le cadre des activités de l’Amicale des vétérans de la Fédération jurassienne de musique (FJM), amicale réunissant les districts historiques. Les ennemis d’hier y jouent de la musique ensemble, boivent des coups et tapent le carton en se rappelant les bagarres d’hier dans une franche bonne humeur. Cette réalité crie bien plus fort que toutes les agitations stériles, en reprenant les mêmes phrases depuis 40 ans, et je crois que c’est bien comme ça.

Source: Le Quotidien Jurassien 7 fév. 2013, p. 2


  • Regarder devant

MOUVEMENT AUTONOMISTE JURASSIEN

Dans la campagne désormais ouverte, deux stratégies s’affrontent. L’une se fonde sur l’argumentation publique, l’autre sur le déni du débat démocratique. D’un côté le choix de s’en tenir aux enjeux, de l’autre la volonté de les occulter. L’autorité de l’analyse face au vide de la dénégation. La civilité face à l’injure. Les premiers ont intérêt à délibérer, les seconds ont avantage à dénigrer. L’avenir contre le passé, la recherche du consensus contre la quête de la discorde. La différence n’a pas traîné à se manifester. Publiquement et brutalement. Dans son dernier communiqué, en effet, Force démocratique ouvre le feu. Elle crie à «l’annexion du Jura bernois» et à la «révolution ethniconationaliste», pas moins que cela, riant de «l’utopie» nourrie par le canton du Jura, puis se moquant du «dégrisement» de son peuple qui «s’accommode d’un sort ingrat», et demande à celui-ci «d’essuyer ses pieds» avant d’entrer… dans sa propre maison, puisque considérée comme telle par le canton de Berne jusqu’en 1974! Voilà la triste matérialité de la propagande pro-bernoise, qui n’a pris aucune ride ni ne renonce à aucune imposture. Son objectif est clair: entretenir la division et provoquer une tension dévastatrice dans les rapports sociaux. Pour sa part, le MAJ entend respecter sa signature apposée au bas de la charte interjurassienne, par laquelle il s’engage à «susciter un dialogue politique serein et constructif, dans un esprit d’ouverture et de tolérance.» Cet engagement ne l’empêche cependant pas de dénoncer les «flagrants délits» de désinformation et de duplicité dans lesquels Force démocratique s’installe. Rappelons-le: le Jura-Sud ne sera ni annexé, ni dilué, ni dominé, ni renié par le canton du Jura. Les Jurassiens sont appelés à réfléchir ensemble à ce que pourrait être un canton nouveau, respectueux des droits, libertés et intérêts des uns et des autres, de sorte qu’une sanction populaire puisse au bout du compte intervenir «en toute connaissance de cause». C’est à la réflexion sur un «projet d’avenir» que les Jurassiens sont conviés, non à l’échange d’invectives aussi stériles qu’inutiles.

Source: Le Quotidien Jurassien 13 fév. 2013, p. 2

  • QUESTION JURASSIENNE: Opération éolienne

(FORCE DÉMOCRATIQUE)

La propagande séparatiste fonctionne à plein régime. Elle repose pour l’essentiel sur un concept simple: faire accroire à l’opinion que d’entrer en matière sur l’élection d’une Assemblée constituante n’engage pas encore l’avenir du Jura bernois. (…) Une votation populaire au score soviétique, copie conforme de l’unanimité du Parlement jurassien approuvant l’article 139 dit de l’annexion, scellerait la disparition du Jura bernois. Ça, c’est l’appât. Le leurre pour les gentils, les confiants, les naïfs, les tourne-veste. Les séparatistes jouent leur va-tout sur ce coup-là. Ou le piège fonctionne et ils peuvent espérer dépasser le tiers escompté d’approbation, ou la drague ne marche pas et ils seront refaits. Compatissant, Le Quotidien Jurassien fournit l’appui linguistique indispensable à l’opération éolienne (une éolienne tourne au gré du vent). Dans son édition du 8 février, le QJ publie les confessions de deux citoyens du Jura bernois qui auraient déjà cédé à la curiosité. Ils voteront oui en novembre, pour, disent-ils, «voir ce qu’on nous propose». L’ennui (pour eux), c’est qu’ils croient au Père Noël. (…) La situation collective et personnelle dans notre région connaîtrait une évolution véritablement fâcheuse avec la dissolution du Jura bernois dans un canton où ses valeurs spécifiques le céderaient rapidement à l’assimilation à un esprit de système et aux intrigues politiciennes. A l’inverse, le statut particulier du Jura bernois garantit, mieux et plus qu’un partage illusoire d’une souveraineté qui l’est à peine moins, notre liberté de réussir le présent et de travailler à un futur avantageux. L’avenir du Jura bernois ne se lit pas dans le miroir aux alouettes tendu par les communicateurs séparatistes et annexionnistes, mais dans les faits, solides, positifs. Au rendez-vous démocratique de novembre, clairvoyants, prévoyants, lucides, les citoyennes et les citoyens voteront non à un processus qu’ils n’ont pas demandé pour un canton dont ils ne veulent pas et non à une Constituante minée pour dire oui à notre Jura bernois!

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 19 fév. 2013, p. 2.


  • Que se passera-t-il après?

(MOUVEMENT AUTONOMISTE JURASSIEN)

Toute campagne électorale a son vocabulaire propre. Selon les forces en présence, il peut être pétri de sérénité ou, au contraire, gorgé d’acrimonie. Ainsi celui qui caractérise le débat public sur l’avenir du Jura. Fidèle à son habitude, Force démocratique vitupère, fouille dans sa réserve de gros mots, trempe sa plume dans le vitriol et s’en va en guerre. Une stratégie délibérée. La paranoïa au service du coup de dent! La détestation comme mobile de l’invective! Tel est le cadre rhétorique dans lequel le mouvement antiséparatiste, pris de panique, tente d’exorciser la terreur qu’incarne à ses yeux la plus simple conversation démocratique entre deux populations appelées à se parler. Qu’on en juge. «Article 139 de l’annexion» suivi de la «disparition du Jura bernois», l’abomination se réalisera si les «naïfs et les tourne-veste» n’y prennent garde! Victimes consentantes d’un «leurre» pendable, ceux-ci vont-ils mordre à «l’appât» et tomber dans le «piège»? Céderont-ils à «l’assimilation à un esprit de système» et aux «intrigues politiciennes»? Telles sont les préoccupations écrites de Force démocratique… A défaut d’arguments on sert aux gens la décoction d’une imprécation éculée. On en reste à la répugnance élective à l’égard d’autrui. La panique gagne l’état-major pro-bernois. Dès lors, tout ce qui peut favoriser une évolution positive de la Question jurassienne, notamment à travers une réflexion commune sur l’avenir, sans a priori culturel ni mainmise idéologique, doit être étouffé dans l’œuf! Amis et électeurs du «Jura bernois», tous les mouvements et partis qui appellent à voter «non» d’entrée de cause ne diront rien de l’après scrutin si celui-ci est négatif. Que deviendra la région privée d’interlocuteurs directs, doublement minoritaire dans un espace «Seeland» qui sacrifiera ses intérêts sur l’autel de l’unicité cantonale bernoise? Ne vaut-il pas aussi la peine de se poser quelques questions à ce sujet?

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 19 fév. 2013, p. 2.

  • Le PBD Jura bernois appellera au non

(Parti bourgeois démocratique du Jura bernois (PBD))

Le Parti bourgeois démocratique du Jura bernois prend acte des récentes décisions du Grand Conseil bernois et s’engage à garder sa ligne. Dès le début du processus engagé en février 2012, le PBD a considéré les enjeux sous un angle pragmatique. Considérant la réalité que vit la population du Jura bernois au quotidien, le PBD a été d’emblée convaincu qu’il s’agissait d’une question d’un autre temps. Pourtant il a tenu compte de la demande de quelques-uns relative à une nouvelle votation régionale car celle-ci permettrait de clore le chapitre définitivement. Le PBD s’est dit favorable à une votation à l’échelle du Jura bernois dans son ensemble. Toutefois, le PBD s’est clairement opposé au vote communaliste prévu dans la Déclaration d’intention et s’est engagé activement dans la dénonciation publique d’une telle aberration. Dans ce sens, les députés du PBD du canton de Berne ont massivement montré leur position lors des sessions du Grand Conseil de novembre 2012 et de janvier 2013. Durant l’année 2013, le PBD Jura bernois s’engagera de manière dynamique en faveur d’un maintien du Jura bernois au sein du canton de Berne et appellera ainsi la population du Jura bernois à voter non le 24 novembre 2013 (date de votation annoncée). Le PBD Jura bernois dénoncera en outre les tentatives de marketing politico-sentimental prévues par les partisans de la création d’une constituante, et il fera entendre des arguments clairs et simples aux habitants du Jura bernois. Le PBD Jura bernois est convaincu que la large majorité de la population est consciente de la valeur de notre région et de son potentiel, et que les habitants du Jura bernois sont d’ores et déjà déterminés à envisager l’avenir de manière positive et constructive au sein du canton de Berne.

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 1 mars 2013, p. 2.

  • Double discours du PBD

(Parti socialiste autonome du Jura-Sud)

Dans un récent communiqué (LQJ du 1er mars) le Parti bourgeois démocratique (PBD) annonce que «durant l’année 2013, il s’engagera de manière dynamique en faveur d’un maintien du Jura bernois au sein du canton de Berne» et «fera entendre des arguments clairs et simples à ses habitants». Dommage que les débats du Grand Conseil ne soient pas systématiquement télévisés. Les habitants de notre région pourraient alors constater le double discours tenu par le PBD.

Lors de la session de juin du Grand Conseil, le PBD unanime s’est opposé à deux reprises à la Députation qui a dû recourir au vote séparé pour maintenir les examens de conduite à Tavannes (motion Gsteiger) et faire déposer une initiative cantonale liée à la représentation du Jura bernois au Conseil national (motion Zuber). Ne prenant aucun compte de la position des représentants francophones, le PBD a asséné que «le Jura bernois est une région comme une autre», qu’elle «n’a droit à aucun traitement particulier» et que «ses habitants doivent faire des efforts pour s’intégrer dans le canton de Berne». En janvier 2013, le PBD a récidivé et s’est opposé unanimement à la position défendue par la Députation et le Conseil du Jura bernois dans le dossier jurassien.

En concurrence directe avec l’UDC, le PBD fait de la surenchère pour plaire par tous les moyens aux électeurs de la région. Quitte à tenir un double discours! On se réjouit de le placer encore devant ses contradictions.

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 6 mars 2013, p.2.


  • Les forces de progrès

(Comité de campagne «Un Jura nouveau»)

Le débat s’organise et se développe sur un rythme de plus en plus soutenu. Dans le nord et le sud du Jura, partis et mouvements se préoccupent du scrutin prévu en novembre prochain. Un premier objectif est atteint: celui d’un net regain d’intérêt pour la Question jurassienne au sein des forces politiques. Un rendez-vous est donné au corps électoral. Il s’agit d’en saisir les vrais enjeux, seule solution pour ne pas le manquer.

Aujourd’hui, certains s’arc-boutent sur leurs certitudes et dénient toute vertu au processus initié par les gouvernements cantonaux sous l’égide de la Confédération. En cela, ils commettent une profonde erreur de jugement. D’autres font le pari d’un succès possible du dialogue institutionnel interjurassien, privilégient le réflexe démocratique et la critique analytique, sans préjugé ni calcul. De ce fait, ils témoignent de la capacité des gens à se faire une idée par eux-mêmes de l’avenir possible à imaginer.

Dans le sud du Jura, les Libéraux jurassiens (MLJ) préconisent un «dialogue serein et lucide», fondé sur l’ouverture de «perspectives d’une croissance harmonieuse». A l’instar du PDC et du PSA, le MLJ n’a pour souci que de sauvegarder et avantager les intérêts économiques, sociaux et culturels de la région. Plus largement, dans le nord et le sud du Jura, un «comité interpartis» œuvre à la convergence des opinions sur le bien-fondé d’un débat de fond au sein d’une Assemblée constituante. Nous ne pouvons qu’applaudir à ces engagements.

Le comité de campagne «Un Jura nouveau» agit en faveur d’une prise de conscience qui dépasse les antagonismes d’antan. Une chance sans précédent est offerte aux Jurassiens de sortir de l’impasse historique dans laquelle ils ont été précipités. S’en détourner, c’est faire le lot de la défaite. C’est assombrir l’avenir. La saisir, c’est au contraire promouvoir une réflexion commune, dépassionnée, paritaire et parfaitement respectueuse des opinions de chacun. Plus simplement dit, c’est donner la priorité au progrès.

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 6 mars 2013, p. 2.

  • La voix des jeunes

(Mouvement autonomiste jurassien)

Les cantons de Berne et du Jura ont pris des décisions qui engagent le corps politique à assumer ses responsabilités.

La première est d’éclairer le corps électoral sur les enjeux du processus voulu par les gouvernements cantonaux. La seconde est d’exposer honnêtement les arguments qui élèvent le débat démocratique au niveau où il doit être.

La question posée est celle de la mise en place d’une Assemblée constituante paritaire qui prépare un projet de constitution que pourront toujours approuver ou refuser librement les populations concernées. Ces dernières ne prennent donc aucun risque à pratiquer le plus simple, mais aussi le plus noble et le plus extraordinaire exercice démocratique!

La Question jurassienne est une question éminemment moderne, qui ne fait pas reculer la région, mais la pousse à avancer, à réinventer son avenir et à s’inscrire dans une évolution positive et proactive du fédéralisme. Que le canton du Jura-Nord aspire à devenir avec le Jura-Sud une terre romande à part entière, plus forte et mieux écoutée, n’a rien de ringard, au contraire.

La jeunesse est invitée à s’emparer du débat public, à l’animer, à faire valoir ses valeurs, à moderniser les pratiques politiques et les rapports sociaux. Culture, sport, économie, formation, les thèmes essentiels des préoccupations communes ne manquent pas!

Il faut que les jeunes entrent dans la danse et expriment leurs attentes à haute voix!

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 12 mars 2013, p. 2.


  • Contradictions

(FRANCIS DAETWYLER, député au Grand Conseil bernois, vice-président du comité Notre Jura bernois)

Selon certains, un oui le 24 novembre prochain représente «une invitation sans risque», juste l’occasion de lancer le débat. Ce serait un peu comme lorsque votre garagiste vous invite pour essayer une nouvelle voiture. Il sera plus tard bien assez tôt, si l’on ose dire, de se prononcer sur le fond. Quelques semaines après, on apprend que les milieux favorables au nouveau canton s’engageront dans une «campagne aux allures de tout pour le tout». (…)

On a aussi juré ses grands dieux que la votation à venir n’avait rien, mais strictement rien à voir avec l’ancienne question jurassienne. Mais la Fondation pour la réunification contribuera massivement à cette campagne. On ne voit pas une fondation financer une action qui ne correspondrait pas à ses statuts. De plus, les communes de Delémont et Porrentruy ont décidé de financer ces actions. Est-il d’usage, en Suisse, que l’argent des contribuables soit utilisé pour financer des campagnes politiques? Et qui plus est, dans un canton voisin? La votation du 24 novembre sera décisive; elle créera une situation irréversible. Ceux qui n’ont pas le courage d’en assumer les véritables enjeux se discréditent totalement L’Assemblée interjurassienne a énuméré de façon précise les conditions nécessaires à la viabilité d’un nouveau canton: réduction drastique du nombre des fonctionnaires et simplification de l’administration. Le débat sur la forme du nouveau canton a déjà eu lieu, et ses résultats ne plaisent manifestement pas. En voulant maintenant faire croire que la proposition de l’AIJ n’aurait été qu’une piste parmi d’autres, on trompe le monde; il n’y a pas de marge de manœuvre.

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 12 mars 2013, p. 2.

  • Berne et Jura: des intérêts convergents

(COMITÉ DE CAMPAGNE «UN JURA NOUVEAU»)

La coopération intercantonale découle à tout point de vue du simple bon sens. Dans les faits, elle assure l’harmonie de l’organisation confédérale. Les exécutifs cantonaux se rencontrent, se parlent et entretiennent des relations vouées à la promotion d’intérêts communs. Ainsi en va-t-il des rapports entre les cantons de Berne et du Jura, dont il apparaît certain qu’ils s’accroîtront positivement si la Question jurassienne est résolue durablement.

Si, comme nous le souhaitons, cela doit arriver, le souvenir des conflits passés conduira, par contraste et selon une morale de l’histoire connue à toute époque et sous tous les cieux, à l’instauration d’une solidarité inédite entre Bernois et Jurassiens. Une volonté partagée d’ériger un «pont culturel» entre communautés linguistiques, qui soit autre qu’un slogan électoral, s’imposera de fait. Le Jura bernois et la ville de Bienne seront les premiers à tirer avantage d’une telle situation.

Un canton romand nouveau aux portes de la cité seelandaise constituera en effet un formidable atout pour elle et ses voisins. Le Jura l’a compris en adoptant, en 2007 déjà, un postulat visant à faire de Bienne un partenaire privilégié du futur Etat. Chacun gagnera dans un dialogue d’égal à égal, où le sud du Jura, codétenteur de la souveraineté cantonale, se fera mieux valoir tout en étant le meilleur allié des francophones de Bienne dans leur démarche censée améliorer leur statut.

C’est de ce type de question-là dont les Jurassiens du sud et du nord auront à débattre s’ils disent «oui» le 24 novembre prochain. Une question directement liée aux relations intercantonales, dont les vertus à cultiver sollicitent autant Berne que le Jura, leurs intérêts étant au cas particulier plus convergents que contraires. Dans cette perspective, «Un Jura nouveau» réitère son appel aux démocrates afin qu’ils saisissent la chance offerte à l’ensemble de la région.

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 14 mars 2013, p. 2.

  • Un maire partisan

(FORCE DÉMOCRATIQUE)

Porté par les suffrages populaires à la tête de l’exécutif communal, l’élu assure aussitôt qu’il sera le maire de tous. Attendu, son engagement revêt d’autant plus de signification que les joutes électorales auront été rudes. En homme d’honneur, le chef de parti s’efface derrière le magistrat soucieux de donner l’exemple de la modération et de l’équité. La démocratie locale fonctionne bien quand s’appliquent les critères de respect, tolérance et droiture de la part des élus. Après, interviennent les compétences, l’efficience, la transparence, le sens de l’intérêt général. Alors, les conditions du dialogue constructif entre majorité et opposition sont réalisées jusqu’à l’alternance démocratique. Cette pratique a cours partout en Suisse. Sauf exceptions, au demeurant rarissimes, quand la majorité en place cadenasse le pouvoir qu’elle exerce sans partage. (…)

A Moutier, emmenée par un chef dont l’idée fixe consiste à vouloir détacher la cité du canton de Berne, la Municipalité a lancé un appel à l’élection d’une constituante interjurassienne pour préparer l’avènement d’un nouveau canton. En entraînant sa majorité à soutenir cette position tranchée, le maire de Moutier s’affiche en chef de parti, sans manifester aucun égard pour la moitié et plus de la population qui, en 1974, 1975 et 1998 s’est prononcée dans les urnes pour le maintien de la Prévôté dans le Jura bernois, conséquemment dans le canton de Berne.

La position personnelle du maire de Moutier le regarde. En revanche, d’en faire endosser la légitimité par la Municipalité s’exprimant au nom de la communauté citoyenne est une imposture qui mérite d’être dénoncée comme telle. C’est chose faite, à la veille de la date anniversaire du 16 Mars où la majorité populaire a infligé un cinglant démenti aux agissements douteux, sinon frauduleux, d’une majorité déjà mal inspirée.

Quelle/Source: Le Quotidien Jurassien 14 mars 2013, p. 2.

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